04.03.2009
Aime et fais ce que tu veux
Il est temps pour moi de faire une pause...Je ne sais plus très bien où j'en suis et j'ai besoin de réfléchir sur certaines choses. Je suis d'ailleurs à la recherche d'un endroit où je pourrais me poser un moment avant de repartir...
Cerise sur le Mc Do, j'ai reçu ce message il y a peu de temps:
Hi
how are you? Have you decided what you want to do with your live, what you want to do in the next 10 years or better what you will be when you are 40,50,...
I have looked at your block, i think that you are smart, but i think that you are forgetting one thing, the older you get, the difficult it will be to get a job! Time is running after a certain point.
J'avoue, j'envie souvent les gens qui ont toujours su ce qu'ils allaient faire de leur vie. Ceux qui ont découvert leur talent très tôt, ceux qui s'acharnent pour atteindre leurs buts.
Malheureusement, je n'arrive pas à avancer autrement que par tâtonnement. Au gré des rencontres et des petits jobs, j'en apprends un peu plus sur moi-même et sur les rapports humains. Pour moi, chacun représente une pièce d'un puzzle qu'on tente de reconstituer toute sa vie. De même que rencontrer sans arrêt de nouvelles personnes permet d'explorer différentes facettes de notre personnalité.
Je me sens nomade, j'aime être sur la route, travailler en équipe, avec mes mains. Les projets, réfléchir ensemble, échanger.
Les gens que j'aime sont mon chez moi.
Cocorosie...juste comme ça :)
02:03 Publié dans La vie chez les "Autres" | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : travail, avenir
03.12.2008
Savoir "fair"
Je ne sais pas vous, mais j'ai toujours trouvé dommage qu'il n'y ait quasiment pas de cours pratiques à l'école. Qu'on n'apprenne pas à coudre, à bricoler, à cuisiner, à jardiner... Qu'on n'apprenne pas à se servir de ses mains, mais seulement de sa tête. Que le savoir soit si important mais que le savoir-faire soit complètement délaissé.
Je regrette de ne pas savoir faire grand-chose avec mes mains. Je sais recoudre un bouton ou réparer un accroc, je peux construire un meuble Ikéa avec un peu d'aide, je connais quelques recettes et j'arrose à peu près régulièrement mes plantes. La femme idéale, quoi. J'ai parfois fait des boulots un peu "physiques" et presque à chaque fois je me suis rendue compte que cela me détendait, me défoulait... Que c'est agréable de laisser son esprit souffler un peu et de faire travailler son corps.
Étudier, c'était bien, mais les dissertations au bout d'un moment c'était "too much". Rester 7-8 heures sur sa chaise à écouter et à prendre des notes chaque jour, ce n'est pas vraiment quelque chose qui me manque.
En revanche, le contraire ne me paraît pas terrible non plus, les gens qui deviennent des machines, refont chaque jour les mêmes gestes jusqu'à l'abrutissement. En ce moment au Starbucks, j'apprécie de pouvoir travailler "physiquement", de savoir me servir de toutes les machines, d'apprendre des recettes et d'être capable de préparer toutes sortes de boissons. Mais aussi de nettoyer, de ranger, de m'occuper du réapprovisionnement. De réaliser que je ne suis pas si maladroite que ça, que mes mains acquièrent des réflexes. Pendant ce temps, mon esprit vagabonde, des souvenirs me reviennent tout d'un coup, j'observe les gens et leur comportement (si ça vous intéresse, je vous en reparlerai...). Je ne vais pas vous mentir, je ne ferai pas ça toute ma vie et je continue à chercher à côté. Mais au lieu d'explorer le monde seulement en pensée, j'aimerais aussi continuer à l'appréhender en trois dimensions.
Et vous, avez-vous trouvé l'"équilibre"? Allez, une petite chanson à écouter en regardant les nuages...
23:39 Publié dans Sans Travail Fixe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : travail, savoir-faire
08.10.2008
Pech...oder einfach Dummheit?
Il était une fois une jeune fil...euh femme qui avait très envie de travailler pendant le Vienna Tech Messe, le salon des nouvelles technologies à Vienne. Car même si elle n'y comprenait pas grand-chose (sigh), elle avait toujours été fascinée par le progrès technique, les machines, bref par ce que l'Homme était capable de construire et qui semblait pourtant fonctionner comme par magie.
Jusqu'au dernier moment, la jeune fil...bon ok femme espère... Puis le lundi matin, quelqu'un l'appelle et lui propose de travailler pendant le salon qui commence le lendemain, les explications sont un peu confuses, la voix plutôt sèche et en plus, il lui faut un tailleur noir qu'elle n'a pas. A priori, on peut lui en trouver un mais reste quand même un mauvais feeling.
L'après-midi, quelqu'un d'autre l'appelle et lui propose aussi de travailler pendant ce salon. Sauf que là, il s'agit d'une personne qu'elle a déjà rencontrée et avec qui elle aimerait vraiment travailler. Elle répond donc qu'elle a déjà quelque chose mais qu'elle voudrait savoir quand même ce qu'elle devrait mettre. "Oh, n'importe, des chaussures plates, une tenue correcte". Elle hésite deux secondes. Et puis sur un coup de tête, annonce qu'elle est peut-être disponible finalement, qu'elle peut s'arranger et qu'elle rappelle tout de suite. A l'autre bout du fil, la personne a l'air ravie.
Et là, les choses se corsent. Vraiment.
D'abord, elle se dit qu'elle va faire quelque chose de mal et ça lui tord l'estomac. Mais elle décide de suivre son instinct (re-sigh). Et rappelle la première personne.
"- Je suis vraiment désolée, mais je ne pourrai pas travailler pour vous demain.
- Vous êtes folle ou quoi? Ce n'est pas un jeu! Je dois pouvoir compter sur les gens. Je peux vous poursuivre en justice! Bip bip bip..."
Puis elle se rend compte qu'elle a reçu un message entre-temps: "C'est bon mais merci quand même". Sauf qu'elle ne reconnaît pas le numéro.
Elle rappelle donc la deuxième personne, qui comme elle s'y attendait, lui dit qu'ils ont trouvé une solution et qu'ils n'ont plus besoin d'elle.
"- Je ne comprends pas... Vous n'aviez pas besoin de quelqu'un?
- Oui, mais on ne peut pas compter sur toi (là elle vérifie qu'elle n'a pas rappelé la première...mais non). Tu dis que tu ne peux pas, puis tu demandes ce qu'il faut porter. Ca ne devrait pas être un problème. Tu dois pouvoir venir quelque soit la tenue. Avoir un tailleur noir par exemple ça ne coûte pas cher.
- Je compte m'en acheter un mais je ne vois pas le problème pour cette semaine...
- Je suis désolée. Je te rappelle si on a un désistement."
En clair, pas de Vienna Tech. Plus l'impression désagréable d'avoir mal agi.
La même semaine, elle a dû se rendre à un cours d'allemand pour débutants. Là aussi, elle s'est faite avoir. L'AMS (l'ANPE autrichienne) lui a gentiment proposé des cours d'allemand gratuits. "Oui, pourquoi pas". Fatale erreur. Ces cours sont à perpèt', obligatoires, 4 heures par jour et ce, jusqu'à avril. Et cerise sur le gâteau, pour vrais débutants. Heureusement après avoir passé 4 heures lundi à décrire sa famille et épeler des mots, elle a pu se désinscrire...Pfiouuu.
Sans parler de la carte Billa qu’elle a oublié d’utiliser lors de son dernier petit plein. Dommage, elle aurait économisé quelques cents.
12:11 Publié dans La vie chez les "Autres", Sans Travail Fixe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : travail, poisse, stupidité





