04.03.2009

Aime et fais ce que tu veux

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Il est temps pour moi de faire une pause...Je ne sais plus très bien où j'en suis et j'ai besoin de réfléchir sur certaines choses. Je suis d'ailleurs à la recherche d'un endroit où je pourrais me poser un moment avant de repartir...

Cerise sur le Mc Do, j'ai reçu ce message il y a peu de temps:

Hi

how are you? Have you decided what you want to do with your live, what you want to do in the next 10 years or better what you will be when you are 40,50,...
I have looked at your block, i think that you are smart, but i think that you are forgetting one thing, the older you get, the difficult it will be to get a job! Time is running after a certain point.

J'avoue, j'envie souvent les gens qui ont toujours su ce qu'ils allaient faire de leur vie. Ceux qui ont découvert leur talent très tôt, ceux qui s'acharnent pour atteindre leurs buts.

Malheureusement, je n'arrive pas à avancer autrement que par tâtonnement. Au gré des rencontres et des petits jobs, j'en apprends un peu plus sur moi-même et sur les rapports humains. Pour moi, chacun représente une pièce d'un puzzle qu'on tente de reconstituer toute sa vie. De même que rencontrer sans arrêt de nouvelles personnes permet d'explorer différentes facettes de notre personnalité.

Je me sens nomade, j'aime être sur la route, travailler en équipe, avec mes mains. Les projets, réfléchir ensemble, échanger.

Les gens que j'aime sont mon chez moi.

 

Cocorosie...juste comme ça :)

 

04.01.2009

Apocalypse Now

A quoi votre réveillon a-t-il ressemblé? Moi, à ça :

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Bon, j'exagère, j'ai à peine vu ce qui se passait dehors étant donné que j'ai travaillé jusqu'à deux heures du mat' au Starbucks. Mais à minuit, toute l'équipe est sortie et un verre de sekt (sorte de champagne) à la main, nous nous sommes souhaités un "Prosit Neujahr" sur fond de feux d'artifice et de gens qui valsaient (plus ou moins on va dire) sur la Donauwalzer diffusée comme chaque année dans la ville. J'avoue, les pétards que les gens faisaient exploser sous nos yeux m'ont légèrement effrayée (moi hurler? naaan). Je ne vous dis pas non plus le nombre de bouteilles d'alcool que nous avons retrouvées dans le café après... Mais ceux qui étaient sans doute le plus à plaindre sont ceux qui ont dû nettoyer les rues pendant la nuit. Le temps d'une nuit, Vienne l'impeccable s'était changée en Vienne la grisée.

Quant à Noël, ce fut un vrai conte de fée. De délicieuses petites choses à manger, une déco chaleureuse, de jolis cadeaux. Un super Noël passé en famille. Ouf, ça existe encore.

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Bonne année deux-mille neuve! :)

08.10.2008

Pech...oder einfach Dummheit?

Photo medscreen.jpgIl était une fois une jeune fil...euh femme qui avait très envie de travailler pendant le Vienna Tech Messe, le salon des nouvelles technologies à Vienne. Car même si elle n'y comprenait pas grand-chose (sigh), elle avait toujours été fascinée par le progrès technique, les machines, bref par ce que l'Homme était capable de construire et qui semblait pourtant fonctionner comme par magie.

Jusqu'au dernier moment, la jeune fil...bon ok femme espère... Puis le lundi matin, quelqu'un l'appelle et lui propose de travailler pendant le salon qui commence le lendemain, les explications sont un peu confuses, la voix plutôt sèche et en plus, il lui faut un tailleur noir qu'elle n'a pas. A priori, on peut lui en trouver un mais reste quand même un mauvais feeling.

L'après-midi, quelqu'un d'autre l'appelle et lui propose aussi de travailler pendant ce salon. Sauf que là, il s'agit d'une personne qu'elle a déjà rencontrée et avec qui elle aimerait vraiment travailler. Elle répond donc qu'elle a déjà quelque chose mais qu'elle voudrait savoir quand même ce qu'elle devrait mettre. "Oh, n'importe, des chaussures plates, une tenue correcte". Elle hésite deux secondes. Et puis sur un coup de tête, annonce qu'elle est peut-être disponible finalement, qu'elle peut s'arranger et qu'elle rappelle tout de suite. A l'autre bout du fil, la personne a l'air ravie.

Et là, les choses se corsent. Vraiment.

D'abord, elle se dit qu'elle va faire quelque chose de mal et ça lui tord l'estomac. Mais elle décide de suivre son instinct (re-sigh). Et rappelle la première personne.

"- Je suis vraiment désolée, mais je ne pourrai pas travailler pour vous demain.

 - Vous êtes folle ou quoi? Ce n'est pas un jeu! Je dois pouvoir compter sur les gens. Je peux vous poursuivre en justice! Bip bip bip..."

  Puis elle se rend compte qu'elle a reçu un message entre-temps: "C'est bon mais merci quand même". Sauf qu'elle ne reconnaît pas le numéro.

 Elle rappelle donc la deuxième personne, qui comme elle s'y attendait, lui dit qu'ils ont trouvé une solution et qu'ils n'ont plus besoin d'elle.

"- Je ne comprends pas... Vous n'aviez pas besoin de quelqu'un?

 - Oui, mais on ne peut pas compter sur toi (là elle vérifie qu'elle n'a pas rappelé la première...mais non). Tu dis que tu ne peux pas, puis tu demandes ce qu'il faut porter. Ca ne devrait pas être un problème. Tu dois pouvoir venir quelque soit la tenue. Avoir un tailleur noir par exemple ça ne coûte pas cher.

 - Je compte m'en acheter un mais je ne vois pas le problème pour cette semaine...

 - Je suis désolée. Je te rappelle si on a un désistement."

En clair, pas de Vienna Tech. Plus l'impression désagréable d'avoir mal agi.

La même semaine, elle a dû se rendre à un cours d'allemand pour débutants. Là aussi, elle s'est faite avoir. L'AMS (l'ANPE autrichienne) lui a gentiment proposé des cours d'allemand gratuits. "Oui, pourquoi pas". Fatale erreur. Ces cours sont à perpèt', obligatoires, 4 heures par jour et ce, jusqu'à avril. Et cerise sur le gâteau, pour vrais débutants. Heureusement après avoir passé 4 heures lundi à décrire sa famille et épeler des mots, elle a pu se désinscrire...Pfiouuu.

Sans parler de la carte Billa qu’elle a oublié d’utiliser lors de son dernier petit plein. Dommage, elle aurait économisé quelques cents.

 

 

29.09.2008

Situation extrême

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Notre pays pour nos enfants.
Près de 30% des voix pour les partis d'extrême-droite.
Quand même.

22.05.2008

Prémices des délices de l'été...

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05.05.2008

So Koquin

Tiens, tiens, tiens...finalement je me disais bien que Soko ne m'était pas totalement inconnue... Normal, avec cette pub qui tourne en ce moment à la télé autrichienne! Pub plutôt mignonne d'ailleurs (même si les escargots, c'est pas trop mes potes).


16.03.2008

Mon dernier trip, euh...journey!

1905522161.JPGUne semaine entre Prague, Munich, Innsbruck, Salzbourg et Vienne. Une semaine où j'ai beaucoup appris, faite de moments précieux et de défis, une semaine parenthèse.

Trente-huit personnes et moi-même sommes ainsi montés dans le bus en partance pour Prague dimanche dernier pour cinq jours de formation de "Delegation Manager". Petit coup d'oeil inquiet aux autres, sourire un brin nerveux, chacun cherche un ami potentiel. Moi, évidemment larguée, me demandant ce que je fais là, à croire que je suis attirée irrésistiblement par les situations compliquées. La perspective d'une formation intensive en anglais et allemand m'angoisse depuis plusieurs jours et j'hésite à me barrer discretos. Effectivement, les deux premiers jours, j'ai en permanence mal à la tête à force de me concentrer...mais rapidement je fais mon trou. Le fait d'être la seule française me rend un peu spécial aux yeux des autres et lors de mon tour à l'épreuve tant redoutée du "Welcome speech" au micro dans le bus - c'est-à-dire de notre discours d'accueil pour les Américains - j'ai été surprise de constater que les autres ne trouvaient pas mon accent ridicule mais qu'au contraire, il était même apprécié. Ça, je dois admettre que je ne comprendrai jamais, parce que je trouve l'accent français vraiment neuneu... Le trouver sexy dépasse mon entendement.

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Les derniers jours sont ensuite passés en un éclair entre visites sommaires de villes, exercices au micro dans le bus, consignes, introduction à la cuisine autrichienne (!) et cette soirée jusqu'à pas d'heure mercredi qui m'a rapprochée de certains. Il y a eu aussi les quelques heures passées à Mauthausen, un ancien camp de concentration. Nous avons eu beau voir un documentaire avant, j'ai eu beau marcher dans le camp et effleurer les portes blindées de la chambre à gaz, je n'ai pas réussi à m'imaginer l'inconcevable. Mais je n'ai pas arrêté de frissonner.

En descendant du bus, nous n'avions qu'une envie : que le voyage ne s'arrête pas. Beaucoup sont malheureusement repartis mais quelques-uns ont tenu à boire un verre un peu plus tard. De même, je suis retournée danser avec eux hier soir... Les prémices d'une vraie intégration en Autriche?

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22.01.2008

Sans titre

Mag., Dipl.-Ing., Dr... Difficile de ne pas les voir. Courts mais efficaces, ils sont mis en avant, pas question de les oublier.

Ce dont j'aimerais vous parler aujourd'hui, ce sont les titres académiques ou grades universitaires, qu'il est commun d'afficher en Autriche. Systématiquement placés avant le nom de famille, ils vous indiquent immédiatement le niveau d'études des gens, comme par exemple Magister / Magistra (Maîtrise) ou Doktor / Doktorin (Doctorat). Non seulement il faut préciser son titre lors de démarches administratives, mais également lorsqu'on écrit une lettre à quelqu'un. De même, il est assez courant de donner son titre lorsqu'on rencontre quelqu'un pour la première fois.

Je voulais également attirer votre attention sur le fait que, depuis 1919, la noblesse est abolie en Autriche. Bien sûr, cela signifie que le port de titre est interdit mais également que la particule "von" a été supprimée et est souvent remplacée par un trait d'union.

D'accord, l'Autriche s'est alors débarrassée d'une certaine hiérarchie , plus de "Graf" (comte), plus de "Herzog" (duc)...

Mais pour moi, c'est comme si cette hiérarchie avait été remplacée par une hiérarchie de "l'esprit", ou plus précisément des études. Évidemment, cela peut paraître exagéré dit comme ça, mais après avoir passé quelques temps ici, je peux vous dire que ces "grades" sont très présents dans la société autrichienne. Et que cela m'oppresse un peu.

D'ailleurs, on me demande souvent pourquoi je ne veux pas continuer mes études. Parce que je ne sais pas trop où j'en suis, et que je ne saurais pas quoi étudier de toute façon. "Oui, mais étudie n'importe quoi, l'important étant d'être au moins Magistra"(c'est-à-dire d'avoir ma maîtrise pour ceux qui ont suivi). On me dit qu'un titre impressionne, que je serais alors plus respectée, que ce sera plus facile de trouver du travail, que c'est important en Autriche, bref, que sans, on ne va pas très loin.

Et moi, j'ai comme l'impression qu'on régresse, qu'on recrée un ordre, et ça me met mal à l'aise.

Pour en savoir plus, vous pouvez jeter un coup d'oeil ici et .

 

 

20.01.2008

Dans un autre monde...

c157c7aa693fcbdb69b94bc15e0dc495.jpgUn long tapis rouge dans la cour... Au bout, quelqu'un nous attend pour prendre nos manteaux... Puis on me tend un éventail, petit cadeau offert aux dames, avant de nous proposer une coupe de Sekt, sorte de champagne d'ici... Enfin, on aperçoit l'orchestre qui fait danser les gens sur un air de jazz...

Vous l'aurez compris, j'étais hier soir à un bal à Vienne. Il n'y avait pas beaucoup de monde, car cela se passait dans un "petit" palais de Vienne, le palais Niederösterreich (qui signifie Basse-Autriche). C'était pourtant très agréable, car pour une fois le buffet n'était pas payant et on pouvait facilement trouver une place pour s'asseoir. Évidemment, le Schnitzel, la fameuse escalope autrichienne, était au rendez-vous! J'avoue que j'ai trouvé amusant que ce plat qu'on voit partout, et qu'on peut même manger dans la rue, soit au menu d'un dîner si chic. Car les gens étaient très chics, smoking et robes longues. Il y avait également des gens en costume traditionnel, notamment des Hongrois qui plus tard vers minuit nous montrèrent des danses typiques.

 En effet, à minuit, il y a toujours quelque chose de particulier dans les bals viennois, en général un spectacle de danse ou un quadrille. Personnellement, je trouve les quadrilles très sympas : tout le monde danse tous ensemble, on commence d'habitude par deux rangées face à face, puis on suit les indications d'un "meneur de danse", on change de place, on attrape le bras de son voisin, on tourne, les indications sont de plus en plus rapides...et ça finit souvent en grand n'importe quoi! Malheureusement, pas de quadrille hier. Mais des danses et des chants hongrois avec des garçons en grandes chemises blanches et bottes noires et des filles à longues tresses et jupes à crinolines. Intéressant aussi.

 Évidemment hier, je n'ai pas non plus dansé. Pourtant, j'ai un peu appris pendant mon année à Salzbourg, mais il y a tellement de danses de salon différentes - fox-trott, tcha-tcha-tcha, boogie-woogie, danses latinos, sans oublier les valses - que je mélange tout et que je me rappelle à peine des figures basiques. Pour les "Autres" (comprenez les Autrichiens), danser, c'est comme faire du ski ou parler le dialecte, c'est évident. Surtout que la plupart vont dans des écoles de danse vers 16-17 ans pendant un an pour maîtriser toutes ces danses...et bien souvent aussi pour dénicher leur premier(e) petit(e) ami(e) (dixit un Autrichien)!

De toute façon, je viens surtout aux bals en tant que spectatrice. J'aime observer les gens qui ont l'air d'être comme des poissons dans l'eau, alors que je me demande toujours ce que je fais là. Tout le monde est élégant, danse avec facilité, boit son Sekt avec grâce... Quant à moi, je me sens toujours un peu maladroite, mais je déguste la chance de pouvoir être là, de faire un peu partie du rêve, comme tiré d'une autre époque...